Carpe Diem

28 jours que je suis sur mon chemin.

Il est 4h30 du matin. Je viens de me réveiller avec l’idée de rester chez mes hôtes une journée supplémentaire. En voilà une idée… Ce n’était pourtant pas mon intention en m’endormant hier soir.

Je venais à peine de reprendre mon chemin la veille. Après 5 jours de stand by, j’avais prévu de continuer aujourd’hui dimanche pour rattraper un peu le retard. C’était mon plan. le plan de mon égo, devrais-je dire plutôt. C’était sans compter sur mon être profond, sur mon Soi… Il profita du silence paisible et le relâchement nocturne des lois des instincts qui régient mon corps et mes sens, pour m’offrir la vision d’un tout autre choix.

De quoi m’inquiéte-je en fait ? La simple appréhension d’avoir pris du retard, me convainc que je devais le rattraper… je réalise ce matin que j’avais réfléchi une partie de la journée d’hier à cela… Si je marche plus longtemps, si je ne m’arrête pas dimanche, je pourrais récupérer une partie du temps perdu…


Voilà ce que je suis venue apprendre sur mon chemin. La manière d’exploiter l’un des plus extraordinaire outils que Dieu a placé entre nos mains pour la création de nos lendemains. La vie me montre à quel point je dois être plus vigilante quant à l’usage que je fais de mon mental. Plutôt que de le laisser m’inquiéter du temps perdu, qu’il me serve à me rappeler que j’ai pu ainsi profiter de mes chevaux, à les regarder brouter, à les observer vivre ensemble et bénéficier de leur quiétude pour lire, méditer et me reposer auprès d’eux. Qu’il me remémore tous ces moments partagés avec mes hôtes, nous offrant l’opportunité de nous raconter nos vies, unis autour d’eux.

Le mental n’a aucun pouvoir en soi mais je peux lui donner le pouvoir de mon esprit dont le pouvoir est sans limite. Comment savoir quelle voie suivre ou plutôt quelle voix écouter ?. Le coeur ? la raison ?..

L’apprentissage vise au changement. S’il ne nous rend pas heureux, sa valeur devrait être remise en question. Et je n’étais pas heureuse de repartir dès le lendemain. Je fais le choix, en pleine conscience, de m’en remettre à la voie du cœur, à mon intuition. Je descends le matin, un peu fébrile, retrouver mes hôtes d’un soir et ose leur demander l’hospitalité pour tout le week-end. Je puise ma confiance en la loi fondamentale du partage qui régit pour l’esprit, la loi de l’abondance et pour l’égo, la loi de la privation. C’est elle qui produit l’abondance ou le manque. Mes hôtes dirent oui… La vie aussi… Je fus exaucée…

Gratitude à eux. Gratitude à la vie. Merveilleuse journée dominicale à tous.

A propos Nathalie Guillaume

Je suis équithérapeute, praticienne Narrative avec la complicité du cheval et comportementaliste équin.

2 réponses

  1. Martina

    Enfin, un nouvel article. Toujours aussi prenant. C’est toujours un grand plaisir de te lire. J’attends ça avec impatience

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.