La fonction du temps

Extrait choisi et simplifié du livre « Un Cours en miracles ». C’est un véritable outil d’enseignements spirituels fascinant. Ce livre m’accompagne depuis plus de 4 ans. J’applique la voie qu’il propose dans ma vie quotidienne. En espérant qu’il vous fasse autant de bien qu’à moi.

Article 27

L’ego investit lourdement dans le passé, et il croit en définitive que le passé est le seul aspect du temps qui soit signifiant.

Souvenons-nous que s’il insiste tant sur la culpabilité, c’est parce que cela lui permet d’assurer sa continuité en rendant le futur semblable au passé et en évitant ainsi le présent. Avec l’idée de payer pour le passé dans le futur, le passé devient le déterminant du futur, ce qui les rend continus sans un présent intervenant. Car l’ego ne considère le présent que comme une brève transition vers le futur, durant laquelle il porte le passé au futur en interprétant le présent au regard du passé.

« Maintenant » ne signifie rien pour l’ego. Le présent lui rappelle simplement les blessures du passé, et il réagit au présent comme si c’était le passé. L’ego ne peut pas tolérer la délivrance du passé, et bien que le passé soit résolu, il essaie d’en préserver l’image en réagissant comme s’il était présent. Il nous dicte nos réactions à ceux que nous rencontrons dans le présent en prenant le passé comme point de référence, ce qui obscurcit leur réalité présente. En fait, si nous suivons les diktats de l’ego, nous réagirons à nos frères comme s’ils étaient quelqu’un d’autre, et cela nous empêchera sûrement de les reconnaître tels qu’ils sont. Et nous recevrons d’eux des messages venant de notre propre passé, parce qu’en le rendant réel dans le présent, nous nous interdirons d’en lâcher prise. Ainsi nous nous nions à nous-mêmes le message de délivrance que chacun de nos frères nous offre maintenant.

Ces figures d’ombre du passé sont précisément ce à quoi nous devons échapper. Elles ne sont pas réelles, et elles n’ont pas de prise sur nous à moins que nous ne les apportions avec nous. Elles portent les taches de douleur dans notre esprit, nous dictant d’attaquer dans le présent en riposte à un passé qui n’est plus. Et cette décision est promesse de douleur future. A moins d’apprendre que la douleur passée est une illusion, nous choisissons un futur d’illusions, et nous perdons les nombreuses occasions de délivrance que nous pourrions trouver dans le présent.

L’Esprit nous enseigne que c’est toujours nous-mêmes que nous rencontrons. L’ego enseigne que c’est toujours notre passé que nous rencontrons. Il est évident que la perception du temps qu’à l’Esprit est l’exact opposé de celle de l’ego. La raison en est toute aussi claire, car ils perçoivent le but du temps de façon diamétralement opposée. Selon l’interprétation de l’Esprit, le but du temps est de rendre le besoin de temps non nécessaire. Il considère que la fonction du temps est temporaire et ne sert qu’à Sa seule fonction d’enseignant, laquelle est temporaire par définition. Il insiste sur le seul aspect que maintenant est ce qui se rapproche le plus de l’éternité en ce monde. C’est dans la réalité de « maintenant » sans passé ni futur, que l’éternité commence à être appréciée. Car il n’y a ici que « maintenant », et seul « maintenant » fournit les occasions de rencontres bienheureuses dans lesquelles le salut peut être trouvé.

L’ego considère que la fonction du temps est de s’étendre à la place de l’éternité. La continuité du passé et du futur, sous sa direction, est le seul but que l’ego perçoit dans le temps. Sa continuité voudrait nous garder dans le temps, tandis que l’Esprit voudrait nous en délivrer. Nous aussi, nous interpréterons la fonction du temps comme nous interprétons la nôtre. Si nous acceptons que notre fonction dans le monde du temps est de guérir, nous insisterons sur le seul aspect du temps dans lequel la guérison peut se produire. La guérison ne peut pas se produire dans le passé. Elle doit s’accomplir dans le présent pour libérer le futur. Cette interprétation lie le futur au présent en étendant le présent plutôt que le passé. Mais si notre fonction telle que nous l’interprétons est de détruire, nous perdrons de vue le présent et nous nous accrocherons au passé pour nous assurer un futur destructeur. Et le temps sera tel que nous l’interprétons, car de lui-même il n’est rien.

A suivre…

A propos Nathalie Guillaume

Faciliter l'émergence de l'Homme Nouveau qui est en chacun de nous grâce au cheval.

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